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Les origines de la DME

Baby-led weaning

Gill Rapley est une infirmière de formation pratiquant en Angleterre. Pour plusieurs, elle est considérée comme la « mère » de la DME. Bien qu’elle ne prétende pas avoir inventé l’approche, c’est bien elle qui l’a d’abord nommée et qui a publié le premier livre sur le sujet.

Gill a accepté de nous expliquer comment l’idée lui était venue (voir traduction en français plus bas).

 

Baby-led weaningThe Story of BLW

L’histoire de la Diversification Menée par l’Enfant (DME) – est aussi vieille qui l’homme lui-même (ou sa femme, bien sûr) – only the name is new. I first coined the phrase ‘baby-led weaning’ in 2001 and since then the concept has spread rapidly around the world – not because I have gone out of my way to promote it but because parents hear about it, see that it makes sense, discover that it works – and tell other parents. Simple. But what’s the back story?

Long before there were spoons, blenders or nutritionists, human infants initiated the move towards family meals spontaneously, at a time of their own choosing and without help. Their parents simply did what all other mammalian parents have always done – and still do today: they kept their baby with them while they ate. In this way, and without expending any additional effort, the parents made food available to the youngster while at the same time providing a simple demonstration of what to do. The rest was up to the baby. The fact that humans have survived so long is proof that this system worked.

Baby-led weaningFrom 1976 to 1996 I was a health visitor (similar to a public health nurse). I met many families struggling with complementary feeding – especially at around four months, when the baby was starting to refuse to eat certain foods or to resist being fed with a spoon. In almost all cases, giving the control to the child – and letting him feed himself with his hands – solved the problem. But, because back then we genuinely thought that most babies needed something other than their mother’s milk from around four eight months, there seemed no way for parents to avoid having to take control initially. Self-feeding was clearly something that had to come later. Or was it?

In 2002, the World Health Organization declared that the majority of babies needed solid foods (in addition to breastmilk or formula) from around six months. Knowing, as I did, that babies of this age are beginning to take everything to their mouth, and are starting to be able to chew – and that parents had always been advised to start introducing ‘finger foods’ at this age anyway – I began to ask two questions: “Do we really need to use purees? ” and “Do babies really need to be spoon fed? ” The more I thought about it, the more clear it became – to me, at least – that the answer to both questions was “No”.

My Masters and PhD studies showed that, not only are purees and spoon feeding unnecessary for the majority of babies, they may even have disadvantages. Certainly, they seem to make eating less enjoyable. If we had always understood that most babies don’t need solid food until they are ready to pick it up, and that allowing them to respond to their appetite is important, would we ever have considered pureeing food and spoon feeding it – much less marketing petits pots of ready-pureed food? After all, why would anyone want to make the experience of eating unpleasant for children?

Why indeed.

Gill Rapley, September 2017

 

〈Traduction libre〉

L’histoire de la DME

DME

L’histoire de la Diversification Menée par l’Enfant (DME) – est aussi vieille que l’homme lui-même (ou sa femme, bien sûr) – seul le nom est nouveau. J’ai d’abord proposé l’expression «baby –led weaning» (diversification alimentaire menée par l’enfant) en 2001 et, depuis, le concept s’est propagé rapidement dans le monde entier, non pas parce que je me suis dépêchée de le promouvoir, mais parce que les parents en ont entendu parler ; ils ont trouvé le concept logique, ont découvert que cela fonctionnait et en ont parlé à d’autres parents. Si simple. Mais quelle est l’histoire derrière cette approche?

Bien avant qu’il y ait des cuillères, des mélangeurs ou des nutritionnistes, les nourrissons débutaient spontanément à consommer les repas familiaux, au moment de leur choix et ce, sans aide. Leurs parents faisaient simplement ce que tous les autres parents de mammifères ont toujours fait et font encore aujourd’hui: garder leur bébé avec eux pendant qu’ils mangeaient. De cette façon, et sans faire d’efforts supplémentaires, les parents ont mis la nourriture à la disposition du jeune, tout en offrant une démonstration de ce qu’il faut faire. Le reste dépendait du bébé. Le fait que les humains ont survécu est la preuve que cette façon fonctionne.

DMEDe 1976 à 1996, j’étais aide-soignante (semblable à une infirmière en santé publique). J’ai rencontré de nombreuses familles qui se sont heurtées à une alimentation complémentaire difficile, en particulier à environ quatre mois, lorsque le bébé commençait à refuser de manger certains aliments ou à résister à l’alimentation à la cuillère. Dans presque tous les cas, donner le contrôle à l’enfant et le laisser se nourrir de ses mains a résolu le problème. Mais, à l’époque, nous croyions vraiment que la plupart des bébés avaient besoin de quelque chose d’autre que le lait maternel vers l’âge d’environ quatre huit mois, il ne semblait donc pas possible aux parents d’éviter de prendre le contrôle initialement et de nourrir eux-mêmes l’enfant. L’auto-alimentation était clairement quelque chose qui devait venir plus tard. Ou était-ce le cas?

En 2002, Organisation mondiale de la santé a déclaré que la majorité des bébés avaient besoin d’aliments solides (en plus de lait maternel ou de formule) à l’âge d’environ six mois. Sachant, comme je le savais, que les bébés de cet âge commencent à tout mettre dans leur bouche, à pouvoir mâcher et que les parents ont toujours été avisés de commencer à introduire des «aliments pour les doigts» à cette époque de toute façon, je me suis posée deux questions: «Avons-nous vraiment besoin d’offrir des purées? » et «Est-ce que les bébés doivent vraiment être nourris à la cuillère? » Plus j’y pensais, plus il devenait clair, pour moi du moins, que la réponse aux deux questions était « Non ».

Mes études de maîtrise et de doctorat ont montré que non seulement les purées et l’alimentation de la cuillère sont inutiles pour la majorité des bébés, mais ils peuvent même y avoir des inconvénients. Certes, manger des purées semble moins plaisant. Si nous avions toujours compris que la plupart des bébés n’ont pas besoin de nourriture solide jusqu’à ce qu’ils soient prêts à la prendre par eux-mêmes, et que leur permettre de répondre à leur appétit est important, aurions-nous jamais envisagé de mettre en purée des aliments et de les nourrir à la cuillère ou encore de commercialiser des petits pots de nourriture en purée? Après tout, pourquoi quelqu’un voudrait-il que l’expérience de la table soit désagréable pour les enfants ? Pourquoi, en effet.

Gill Rapley, Septembre 2017

*** mois correctifs apportés à la demande de l’auteure après publication***

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